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Le luxe peut-il vraiment être durable ?

Il y a quelques jours, une bloggeuse posait la question suivante sur Twitter : Peut-on être BIO et continuer à se maquiller ?

Lorsqu’on s’arrête à la définition exacte de « bio » on a envie de dire « Oui. Evidemment ! » Mais ce serait trop facile. Ce serait faire semblant de ne pas voir que « bio » ne veut plus simplement dire agriculture biologique, sans pesticides ou respectueux de l’environnement. Ce terme a également pris une signification quasi-politique. Aujourd’hui, lorsqu’on parle de « bio », on entend aussi engagement, naturel dans tous les sens du terme, acceptation de soi (et de son individualité), respect de son intégrité physique telle qu’elle est donnée par Dame Nature, etc.

Alors quand se pose la question : le luxe peut-il vraiment être durable, ce n’est plus si simple.

D’abord, qu’est-ce qu’être durable ?

Pour schématiser, ce serait une forme de production qui n’épuise pas les ressources de la planète mais qui permette de les utiliser sur la durée sans jamais les mettre en danger. Bien entendu, là encore, le ressenti du public va un peu plus loin. On retrouve beaucoup la notion d’engagement (pour une planète plus saine mais aussi pour une meilleure éthique dans les relations humaines).

Mais alors, le luxe n’est-il pas exclusif par définition (au sens propre du terme) ? C’est-à-dire, qui exclut une partie des consommateurs ? Dans ce contexte là, ne s’éloigne-t-il pas, par nature, de ce que l’on attend d’une marque dite « durable » ? En terme beaucoup plus crus « Est-il acceptable pour une marque de se fournir en huile bio de l’arbre sacré des Incas pour fabriquer des produits qu’elle ne vendra qu’à un certain type de clientèle ? »

Etant en ce moment-même en train de lire un article sur un site qui se revendique « éco-chic » vous aurez deviné que c’est un constat qui ne nous convient pas.

Bien entendu, si on parle d’un hyper luxe déraisonné où seul compte l’éclat (prix éclatant compris), alors oui, la question de la légitimité éco/durable/éthique peut se poser. La réponse n’est pas forcément évidente mais la question peut légitimement se poser.

Seulement, nous croyons que le meilleur moyen de faire de la qualité tout en participant au développement de filières durables et solidaires c’est la montée en gamme. Cela ne veut pas dire qu’il faille afficher des prix indécents sans rapport avec la réalité de la fabrication et des filières sollicitées. Cela veut simplement dire qu’on a plus de moyens d’agir pour nos convictions lorsque l’on investit davantage.

Le luxe prend alors racines non pas dans le prix, mais dans l’esthétique, la qualité, la créativité. C’est un luxe au service du durable. Il n’est pas exclusif mais il est exigeant.

 

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous d’accord ou pensez-vous que luxe, durable et éthique sont incompatibles ?

Laissez-nous un commentaire ou répondez sur Twitter #AntoninB #LuxeDurable

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